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La mécanique de l’intelligence

Un essai sur l’intelligence artificielle, de 1972 à 2026, où les démonstrations calculent vraiment au lieu de faire semblant.

ContexteExpliquer comment ces systèmes fonctionnent, sans rien supposer d’acquis et sans se réfugier derrière le jargon.
Le vrai problèmeUn même texte lisible à deux niveaux, en deux langues, sans que les versions divergent avec le temps.
Ce que j’ai faitL’écriture et le développement, en français comme en anglais.

Des démonstrations qui calculent vraiment

La plupart des articles de vulgarisation illustrent l’apprentissage avec une animation préenregistrée. Ici, deux des démonstrations font le calcul dans le navigateur du lecteur. Le réseau de neurones s’entraîne réellement par rétropropagation : le fond coloré de l’image est son opinion du moment, et il change à mesure qu’il apprend. La courbe d’ajustement, elle, résout un problème de moindres carrés à chaque déplacement du curseur.

La différence n’est pas cosmétique. Elle permet au lecteur de faire échouer le modèle : choisir la spirale avec deux neurones et constater qu’il n’y arrive pas, puis passer à seize et voir qu’il y arrive. Aucun texte ne fait comprendre cela aussi vite qu’un essai raté sous les yeux.

Démonstration « Entraînez un vrai réseau » : un nuage de points en deux anneaux, avec le choix de l’énigme, le nombre de neurones cachés et les boutons Entraîner et Réinitialiser.
Un réseau qu’on entraîne soi-même Deux entrées, une couche cachée, soixante-cinq réglages au maximum. Les modèles de pointe en ont environ mille milliards. Ouvrir en grand
Démonstration du surapprentissage : des points bruités, la courbe réelle en pointillés et le modèle ajusté, avec un curseur de flexibilité et les deux erreurs affichées.
Le surapprentissage, en un curseur Les deux erreurs sont affichées côte à côte : celle sur les données vues descend, celle sur des données nouvelles remonte. C’est tout le sujet. Ouvrir en grand
Ouverture de l’essai sur fond sombre, avec les sélecteurs Découverte / Immersion et EN / FR en haut à droite.
L’ouverture En haut à droite, les deux réglages qui commandent tout le reste : le niveau de lecture et la langue. Ouvrir en grand

Deux niveaux de lecture, sans deux sites

Un lecteur curieux et un lecteur qui veut le détail ne cherchent pas la même chose. Le bouton « Découverte / Immersion » échange les passages concernés au lieu de renvoyer vers une seconde version du site.

Ce réglage vit uniquement côté navigateur — pas dans un cookie, pas dans un en-tête. C’est un choix technique délibéré : passer par le serveur aurait obligé à recalculer chaque page à chaque visite, et fait perdre le rendu statique dont dépend la vitesse du site. Le serveur envoie donc toujours la même page, et la préférence enregistrée s’applique juste après.

Deux langues qui ne peuvent pas diverger

Le piège des sites bilingues est connu : on corrige un chiffre d’un côté, on oublie l’autre, et six mois plus tard les deux versions ne disent plus la même chose. Ici, chaque composant interactif n’existe qu’en un seul exemplaire et porte les deux langues côte à côte dans le même fichier. Modifier la logique sans voir les deux textes est matériellement impossible.

Les passages rédigés, eux, sont écrits séparément dans chaque langue, et non traduits ligne à ligne. La démonstration sur l’attention en est le meilleur exemple : la version anglaise s’appuie sur le sens des mots pour montrer à quoi se rattache un pronom, là où la version française utilise le genre grammatical — « il » pour l’animal, « elle » pour la rue. Le mécanisme illustré est le même, la démonstration est plus directe dans chaque langue.

Dire d’où viennent les chiffres

Un essai sur un sujet qui bouge aussi vite vieillit mal, et le reconnaître fait partie du travail. Les sources sont donc publiées et séparées en deux familles : les affirmations récentes — noms de modèles, prix, ordres de grandeur, matériel — datées de leur mois de collecte, et les affirmations de fond, qui viennent de la littérature établie et ne bougeront pas. Les visualisations qui simplifient le disent là où ça compte.

Ce que ce projet démontre

C’est un projet personnel, sans client. Il figure ici parce qu’il réunit ce qu’un site vitrine ne demande jamais : du calcul réel dans le navigateur, un contenu long qui doit rester lisible, et deux langues tenues en parallèle sans se contredire.

Technologies

Next.js 15, React 19, TypeScript et Tailwind CSS 4, déployé sur Vercel. Les démonstrations sont écrites à la main, sans bibliothèque de calcul.