Mosaipix
Un studio de pixel art dans le navigateur : une photo, une idée ou un modèle deviennent une grille numérotée, à colorier à l’écran ou à imprimer.
Trois points de départ, une seule grille
On arrive rarement avec la même envie. Mosaipix propose donc trois entrées qui aboutissent au même objet : une photo à transformer, une idée à décrire en une phrase, ou l’un des vingt-quatre modèles prêts à colorier. Le reste de l’application ne sait plus d’où vient la grille, ce qui évite d’avoir trois éditeurs à maintenir.
La photo ne quitte pas l’appareil
C’est la décision structurante du projet. Le public visé, ce sont des familles et des classes : les images qu’on y dépose sont des photos d’enfants. Toute la transformation — réduction de la grille, réduction du nombre de couleurs, numérotation des cases — se fait donc dans le navigateur. Rien ne part sur un serveur, et le projet en cours est enregistré sur l’appareil.
Une seule fonction sort de ce cadre : quand on décrit une idée en une phrase, cette phrase est envoyée pour générer une image. Le texte, donc, jamais une photo. L’application le dit à cet endroit-là, au moment où ça compte, plutôt que dans une page de confidentialité que personne n’ouvrira.
Le but, c’est le papier
Colorier à l’écran est agréable, mais l’usage réel finit souvent sur une table, avec des crayons. L’application exporte donc une grille vierge numérotée accompagnée de sa légende de couleurs, prête à imprimer. Et comme une classe n’a pas toujours de connexion, les modèles restent disponibles hors ligne.
Les réglages suivent la même logique : de 8 à 64 cases de côté, de 2 à 20 couleurs. Une grille de 64 cases en 20 couleurs occupe une soirée ; une grille de 8 cases en 3 couleurs occupe un enfant de cinq ans. C’est le même outil.
D’un prototype Python à une application
Mosaipix a commencé comme un script Streamlit : on chargeait une image, on réglait deux curseurs, on regardait le résultat. Ça marchait, et ça ne servait à personne — il fallait installer Python pour l’utiliser. La réécriture en application web a changé la nature du projet : aucune installation, aucun compte, et un lien qu’on peut envoyer à un instituteur.
Ce que ce projet démontre
Du traitement d’image côté client, une interface utilisable par un enfant, une sortie imprimable soignée, et une contrainte de confidentialité assumée dès la conception plutôt que rattrapée ensuite.
Technologies
Next.js, React et TypeScript, déployé sur Vercel. Application web installable et utilisable hors connexion, en français et en anglais.